Une nuit d’été au bord d’un lac

En bas, la chaleur était étouffante. Elle vibrait dans l’air au-dessus des routes goudronnées, elle retentissait entre les murs des maisons. Je voulais quitter la civilisation quelques jours. Je rêvais de nuits fraîches, d’un vaste ciel et de lueurs dorées sur les sommets.

Alors, je pris mon sac sur le dos pour partir à pied par les prairies où l’orchestre des grillons donnait un concert improvisé, où les cloches des vaches m’apaisaient. Les lumières portaient déjà le teint ambré de la fin de journée. Une petite brise veloutée me donnait le pas léger. Je grimpai quelques mètres au-dessus de la vallée. Deux petites heures plus tard, ma tente fut plantée et ma tisane chauffée. Parfois, il suffit de peu pour se sentir ailleurs. Un changement d’horizon, des fleurs différentes, des sons qui ne sont pas tout à fait le silence mais une absence de bruits qui laisse la place à l’eau qui coule, au vent, au chant des oiseaux, aux cris des marmottes ou aux bêlements des brebis – à coup de ces ailleurs, la vie d’en bas est vite oubliée.

Surtout, le temps ne pressait pas, je n’avais rien à faire si ce n’est me préparer pour la nuit et profiter de la vue. Une pierre me servit de chaise ce soir-là. La surface du lac était d’huile. La vallée et les pieds des montagnes étaient dans l’ombre, les hauteurs baignées dans l’éclat du jour qui s’en va.

On ne se couche pas par une nuit d’été comme celle-là. Ma ferme décision était d’attendre les étoiles avant de mettre une toile de tente entre le ciel et moi. Jamais, je n’en avais vu autant. D’habitude, je me contente de Cassiopée et la Grande Casserole mais là mes quelques repères étaient noyés. Il n’y avait plus qu’à s’allonger pour admirer l’immensité.

Je finis tout de même par entendre l’appel de mon duvet. Quand je me réveillai à l’aube, la nature ne faisait pas un bruit car le soleil n’était pas encore arrivé. Je retrouvai ma pierre pour l’attendre avec un café.

Dormir sous les étoiles

Vous rêvez de liberté, de grand air et d’un vaste ciel ? Partez pour une nuit, ou peut-être deux, à dormir où vous voulez, sous la tente ou à la belle étoile.

Entre autres, le tour des Cerces et le tour du plateau d’Emparis s’y prêtent à merveille. Sur le tour des Cerces vous passerez sept lacs et quatre cols : le seuil des Rochilles, les cols des Cerces et de la Ponsonnière puis vous aurez le choix entre le col très minéral des Béraudes et le col herbeux du Chardonnet. Attention aux névés raides sur certains cols en début d’été.

Le bivouac est réglementé au cœur du Parc National des Ecrins. Ailleurs, vous pouvez vous poser pour une seule nuit.

Montagne propre

Pensez à descendre tous vos déchets (papier toilette inclus) et ne laisser aucune trace de votre passage.

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