Slow living – la vie à allure nature

Franchement, on s’en doutait déjà mais des études danoises récentes l’ont démontré : être dans la nature nous apaise. Là, nous parlons bien d’être dans tous les sens de ce verbe au vaste champ lexical. Être contemplatif ou être actif – l’important c’est l’entourage. Le stress du quotidien diminue face aux montagnes, les problèmes se résolvent en marchant et les soucis s’estompent sous les arbres. Que ce soit au café du matin ou à l’apéro du soir, nos yeux se reposent sur le paysage. Cet été, laissez-vous imprégner par la nature, de manière à être entièrement présent. Ci-dessous, vous trouverez quelques idées d’immersion – à travers la contemplation et la concentration. Pour un effet maximal, évitez de penser à votre prochain post Instagram.

Pourquoi ne pas commencer par passer une nuit d’été dehors ou d’autres plaisirs simples de la vie au grand air ? Il n’en faut pas tant pour vivre l’aventure avec un petit a, juste sortir du train-train quotidien. Tout ce qui sort de l’ordinaire se grave dans nos mémoires. Voilà pourquoi un week-end où on fait quelque chose de nouveau paraît bien plus long qu’un lundi et mardi au boulot – rétrospectivement, bien entendu… Voilà la recette simple pour que la vie coure moins vite : la remplir tant que possible de nouvelles expériences, de nouveaux souvenirs qui resteront gravés pour toujours.

S’accorder des moments de calme et de contemplation

Tant de moments, modestes ou grandioses, méritent qu’on s’arrête pour les savourer. Pour moi, parmi les plus beaux sont ceux qu’on vit en sortant très tôt ou alors quand les autres sont rentrés au chaud. Admirer les reflets dans l’eau immobile d’un lac au petit matin, rester en altitude pour regarder les nuances de bleu à l’aube, se poser dans un champ pour regarder le coucher de soleil ou se balader sous une petite pluie parce que les nuages bas qui dansent sur un paysage bien vert a du charme aussi.


Regarder l’immensité du ciel le soir

Pour admirer l’immensité du ciel étoilé il suffit d’enfiler un gros pull et partir en balade tard le soir ou planter la tente loin des lampadaires pour attendre les étoiles avant de se coucher. J’ai trouvé Orion, Cassiopée et la Casserole – et toi ? Tu savais que pour voir apparaître Orion sur le ciel nocturne des Alpes, il faut attendre que l’automne avance un peu ?


Passer une nuit d’été dehors

« Je voulais quitter la civilisation quelques jours. Je rêvais de nuits fraîches, d’un vaste ciel et de lueurs dorées sur les sommets. Alors, je pris mon sac pour partir à pied par les prairies. Une pierre me servit de chaise pour ma tisane du soir et mon café du matin. »


Voyager à vitesse de pas sur les sentiers battus

On a tendance à l’oublier mais l’être humain est sur terre pour marcher. Le plaisir simple par excellence, c’est de quitter nos chaises de bureau et sièges de voiture pour mettre un pied devant l’autre, dans le but d’aller quelque part ou tout simplement pour prendre le temps de tout voir en cours de route. La nature de proximité se dévoile quand on est à pied, la couleur des fleurs et des insectes, la texture des cailloux et l’allure des oiseaux. Ces petites beautés se mêlent au plaisir d’aller voir au col le paysage d’une autre vallée et de monter au sommet pour regarder de tous les côtés.


Écouter les sonnettes des vaches et le chant des oiseaux

La nature n’est pas silencieuse. La quiétude s’installe en écoutant tous ses sons harmonieux. Mon grand plaisir de l’été en montagne, c’est de laisser ma fenêtre ouverte pour écouter le chant de l’eau, le vent dans les feuilles et le gazouillis des oiseaux.


Chercher des yeux les animaux sauvages au détour d’un sentier

Guettez les marmottes le matin, les chamois le soir, les bouquetins au soleil de midi et les chouettes au crépuscule. Dans les lieux de passage, les marmottes ne sont pas si farouches. Partez à leur rencontre le matin, avant leur sieste de midi, ou alors en fin de journée – par beau temps car elles n’aiment pas bien la pluie. Pour voir les chamois, mieux vaut être matinal ou vespéral. Partez à la fraîcheur de l’aube ou à la tombée de la nuit. Les bouquetins aiment le plein soleil et les parois escarpés. Quant aux chouettes, elles sortent de nuit. En observant la faune sauvage, gardez vos distances pour ne pas les effrayer.


Flâner dans une prairie alpine à la recherche de fleurs

On pourrait profiter de la floraison à foison pour apprendre les noms des fleurs avec un petit coup de pouce de Delachaux et Niestlé ou les guides nature du Parc national des Ecrins. Faire connaissance mais les laisser fleurir là où elles poussent. Près des rivières et torrents, on trouve trolles, populages et ne m’oublie pas. Dans les prés, centaurées, marguerites, boutons d’or et esparcettes. Plus haut, gentianes, potentilles, pulsatilles, primevères, dryades, gentianes et joubarbes nous font du charme. Sur les versants ombragés les astrances et les lys martagon sont les reines du bal.


Attendre un poisson au bord d’un lac au petit matin

Une belle journée qui s’annonce ensoleillée, je me lève avant l’aube pour aller pêcher dans un lac d’altitude. J’atteins le lac au lever du soleil et, tout seul là-haut, je m’assois quelques instants en prenant le temps de contempler, au loin, les montagnes qui se colorent peu à peu, tout en préparant ma ligne et mes mouches. Il est temps de faire mes premiers lancers. S j’ai la chance d’attraper une truite, je la dégusterai ce soir.

Pêche lac du Pontet

Plonger les pieds dans une eau cristalline

Quand on randonne par une chaude journée d’été, le plaisir absolu est de quitter ses chaussures pour se rafraîchir voire se geler un peu les pieds, dans l’eau limpide d’un lac de montagne ou d’un petit torrent joyeux. Après, on fera la sieste au soleil dans l’herbe rase d’un alpage pour sécher.


Arêtes et falaises pour se concentrer et se dépasser

En haute montagne, il faut rester focalisé sur ce qu’on fait. Se tenir en équilibre parfait sur une arête, avancer à pointe de crampons sur les glaciers ou se fier à une corde et des petites prises en pleine paroi. C’est le meilleur moyen de chasser les parasites qui font intrusion dans les pensées. Oubliés le mail qu’on n’a pas envoyé et le coup de fil qu’on devait passer. Le moment présent demande toute l’attention.

Arêtes de la Meije

Photo de couverture : Thibaut Blais

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